Lune Blanche

fleurs-roses-mauves

Dans le matin calme des langueurs anciennes

Il y a l'onde pure de mes rêveries quotidiennes ;

Et, quand la Lune pâlit sous l'éclat d'or du Soleil

Je m'éternise, lascivement, dans un demi-sommeil.

 

Cet étrange matin a la beauté d'une Vénus pâle,

Une aube timide de vierge à la fraîcheur boréale ;

Son sang pur se répand en rivière torrentielle

Pour augurer une verte renaissance existentielle.

 

Ainsi apaisé dans ce voluptueux bonheur solitaire

Mon cœur décadenassé imagine un amour salutaire :

La douce vertu du don artificiel de mes jours irisés

Qui console mon âme, tel l'effluve des alcools anisés.

 

Un silence amoureux, où la quiétude s'immortalise

M'ancre pour toujours à son esprit qui me vitalise ;

Ce silence ! Ultime plaisir avant que je le retrouve

Comme chaque nuit, dans ce cocon où il me trouve.

 

lune-blanche-mauve

barres-coeurs