Au Ciel, où je le retrouverai

carres-bleus

Hélas ! Bien que je l'appelai avec ardeur

Cherchant le remède qui tuerait ma douleur

Pendant ces longues journées sans repos,

La Mort ne m'a pas prise - Il est trop tôt !

 

Lors de ces heures où j'aimai sans relâche,

(Où j'aime encore, comme lorsque l'on s'attache)

Mes larmes n'ont pu retenir ses promesses

Alors qu'Elle m'effleurait de ses caresses.

 

Et, du funeste crépuscule à l'éclat de l'aurore,

J'ai broyé mon cœur que le chagrin dévore

Puisqu'à la fin il faut vivre, et pour toujours

Oublier l'amertume qui empoisonne les jours.

 

Hors des ténèbres qui ne veulent pas de moi,

Je survis, irrémédiablement ; C'est la loi !

La Mort m'oublie, pour un temps seulement,

Car l'Amour illumine tout - jusqu'au firmament.

 

Tandis que je me berce de souvenirs heureux

Comme l'onde frissonne d'accords mélodieux,

Je me nourris désormais d'espoirs étranges :

Nous retrouver au Ciel, bénis par les Anges.

 

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