Onirisme

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La Lune, avec sa couronne de lumière,

Étend lascivement sa beauté particulière

Sur le monde saisi d'une torpeur hivernale,

Et répand sur toute chose, sa clarté virginale.

 

Dans la froideur de cette nuit solitaire,

Les souvenirs ont le réconfort d'un suaire,

Mais leur écho sonne comme un prélude

A l'épuisement d'une vie qui se dénude.

 

Et, l'hiver délaye ses journées inachevées

Dans les larmes de ses amours rêvées,

Quand les baisers s'offrent avec ardeur

Et reçoivent le prix de leur candeur.

 

Au ciel, où s'égrène un chapelet d'étoiles,

Les âmes s'élèvent, comme des voiles,

Osant pleurer ces amours épistolaires

Pour apaiser leurs douleurs séculaires.

 

Mais si la Lune éclaire de sa lumière

Les méandres de cette nouvelle ère,

Peut-être sera-t-il permis d'aimer

Lorsque l'espoir se laissera exhumer.

 

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