10 mars 2013

Confession

Confession

fleuilles-glands-rouge

Je me souviens de ce soir-là - un soir d'hiver,

Et de ce ciel triste et blanc où ma nature morte

A voulu s'élever - lorsque tu as ouvert la porte,

Pour disparaître à jamais de la surface de la Terre.

 

Parce que l'on se perdait un peu plus chaque jour,

Tu as laissé le vent emporter nos âmes jumelles

Et brisé les chaînes qui emprisonnaient tes ailes

Avant que je ne les retienne pour toujours.

 

Je ressens ta présence dans le monde qui palpite,

Comme en moi que toi seul a su rendre docile

Lorsque je reniais à loisir mon existence futile :

Une sphère où, désormais, plus rien ne s'agite.

 

Je vis des heures paisibles, avec au fond du cœur

L'Amour qui me protège et qui porte ton nom

Au-delà de ma vanité et de tout espoir de renom,

Puisqu'avec toi, j'ai frôlé l'incarnation du bonheur.

 

Perpétuellement, la Lune capte la lumière du Soleil,

Une lueur captive que je devine dans tes yeux :

L'éternel reflet de tes fantasmes voluptueux

Sous les traits d'une muse à la beauté sans pareil.

 

Abandonne-moi si tu veux, aux affres de l'envie !

Je survivrai peut-être à l'âpreté de ce châtiment ;

Et si je sors de l'oubli pour un instant seulement,

J'oserai te le dire enfin : tu manques à ma vie.

 

coeur-emprisonne

barre-doree

Posté par grainedeciel à 11:51 - - Commentaires [3] - Permalien [#]